Mouches à fruits

Lutte biologique contre les mouches à fruits | INSECTES UTILES

Noms communs : Mouche à fruits, Cératite, Mouche de l’Olive

Noms scientifiques : Drosophila suzukii, Bactrocera oleae, Ceratitis capitata

Plantes affectées : Cultures fruitières mais aussi lierre, raisin, gui, sureau, aucuba, ronce, etc…

Symptômes : Les larves se nourrissent de la pulpe des fruits et des baies en véraison, les fruits pourrissent, tombent au sol et perdent leur valeur marchande

Activité :

JFMAMJJASOND

Cycle : 3 à 10 générations par an dependant des espèces

Contrôle : Avril et Septembre avec Trichopria drosophilae pour Drosophila suzukii. Avril et Septembre avec des phéromones et pièges jaunes pour Bactrocera et Ceratitis

Appartenant à l’ordre des Diptères, comprenant aussi les mineuses, les mouches des fruits sont l’un des ravageurs les plus destructeurs. Ils attaquent et endommagent la plupart des types de fruits. Les cultures d'été comme les petits fruits rouges mais aussi les agrumes, les pommes, les poires, les nèfles, les raisins, les olives, les tomates, les noix, les figuiers les poivrons, les aubergines, etc… peuvent être attaquées. Ils se sont disséminés un peu partout dans le monde grâce au commerce mondiale de plante, fruit ou légume.

C'est le stade larvaire qui est généralement responsable des dégâts sur les plantes. Les larves ont une gamme de plantes dont elles se nourrissent, elles font des dégâts sur des parties spécifiques de leur hôte alimentaire, telles que les graines, les fruits, les racines, les tiges et les feuilles. Certaines espèces peuvent être aussi très spécifique sur leur hôte. Les larves qui se nourrissent peuvent causer des dommages considérables en mangeant les tissus végétaux, et cela est souvent aggravé car les pourritures fongiques secondaires affectent les zones endommagées et continuent de se développer même après que les larves aient fini de se nourrir et quittent la plante (pourriture acide sur le raisin).

Du point de vue économique, les ravageurs les plus importantes sont Bactrocera oleae, Ceratitis capitata et Drosophila suzukii.

Voici une liste de ravageurs :

  • La mouche de la cerise (Rhagoletis cerasi)
  • La trypète des cerises (Rhagoletis cingulata)
  • La mouche du brou du noyer (Rhagoletis completa)
  • La drosophile du cerisier (Drosophila suzukii)
  • La mouche méditerranéenne des fruits (Ceratitis capitata)
  • La mouche de l’olive (Bactrocera oleae)
  • La mouche du vinaigre (Drosophila melanogaster)
  • La mouche noire du figuier (Silba adipata)
  • Etc…
En savoir plus sur la Mouche à fruit suzukii (Drosophile Asiatique)

Originaire d’Asie, elle est apparue en Europe en 2008. Première fois en Corse en 2010 avant de s’installer dans l’ensemble de la France. Maintenant bien adapté, elle crée des problèmes pour de nombreuses cultures, avec un taux de reproduction très élevé et surtout sa capacité de pondre dans des fruits en voie de maturation. Elle est l’ennemi n°1 pour les cerisiers et fruits rouges.

Les drosophiles hivernent normalement au stade d’adulte femelle fécondées, elles sont plus résistantes aux conditions climatiques. Elles pondent dès qu’un support est disponible, un fruit au stade véraison ou même endommagés/avariés.

Drosophila suzukii est prédisposé à infester et à se développer sur des fruits mûrs non endommagés. Les fruits deviennent sensibles lorsqu'ils commencent à changer de couleur

La durée de vie d’un adulte est de 20 à 56 jours, mais certains adultes hivernants ont vécu plus de 200 jours. Chaque femelle peut pondre 200 œufs au cours de sa vie. Les œufs éclosent en 1 à 3 jour et le stade larvaire prend de 3 à 13 jours dépendant des températures et conditions. Les larves ressemblant à des vers blancs avec des organes internes visibles et des pièces buccales noires, ils peuvent atteindre une longueur de 5,5 mm et une largeur de 0,8 mm.

Ci-contre le schéma d’un Trichopria 

Le dernier stade, la pupe se fait majoritairement au sol car les fruits endommagés par les larves tombent au sol et, attirent d’autre insectes et agents biologiques. C’est là que Trichopria drosophilae travaille.

La durée du cycle de vie, des œufs à l'émergence des adultes varie de 9 à 10 jours suivant les températures.

Son développement est favorisé par les cultures extensives sensibles :

  • principalement fruits rouges et cerises ;
  • la répartition des terres cultivées à différentes altitudes offrant une maturation différenciée et étendue des fruits) ;
  • les variétés murissant avec des périodes décalées ;
  • la proximité des forêts et des zones non cultivées ou marginales avec des fruits sauvages sensibles.

La drosophile semble avoir des relations importantes avec les forêts, où elle peut trouver un microclimat approprié et des plantes hôtes tout au long de l'année. C’est aussi là que la drosophile passe l’hiver.

En savoir plus sur la Mouche méditerranéenne des fruits (Ceratitis capitata)

La cératite est répandue dans toutes les régions qui ont un climat tempéré chaud de type méditerranéen. Elle vit aux dépens des fruits de nombreuses plantes telles que les kiwis, cerisiers, agrumes, poiriers, pommiers, abricotiers, figuiers, pruniers, le grenadier, le fraisier, etc.

Heureusement, elle n’est pas capable de résister les hivers continentaux.

De la famille des Tephritidées, cette espèce est très polyphage, connue pour infester plus de 300 types de fruits. Elle a une capacité de dispersion élevée largement lié aux fruits disponibles et au transport de fruit infesté.

Les adultes font 4-5mm de longs et émergents dès que la température dépasse 11°C. Les femelles pondent plusieurs œufs par fruits (jusqu’à 10) et elles préfèrent les fruits de couleur jaune et orange, plusieurs femelles peuvent pondre dans le même fruit et donc les dégâts peuvent être rapidement conséquent. Une femelle peut pondre plusieurs centaines d’œufs tout au long de sa vie.

Les larves se nourrissent en 2 semaines et puis sortent du fruit en « sautant » au sol ou elle se nymphosera avant d’émerger en adulte. Les adultes se nourrissent de matière sucrée. Dépendant des températures, le cycle peut-être très rapide, 2 semaines mais des températures en dessous de 11°C arrête son développement. En France, on peut avoir de 3 à 5 générations dans les régions les plus clémentes.

Les dégâts sont encore là, directs et indirects, la peau du fruit a une décoloration rougeâtre autour une piqûre d’insertion des œufs. Les larves en se nourrissant crée une dépression autour de la zone de ponte qui font chuter les fruits au sol. Les points d’insertion favorisent les pathogènes et les larves favorisent le processus d’oxydation et de pourrissement de la pulpe.

En savoir plus sur la Mouche de l’olive (Bactrocera oleae)

Bactrocera oleae est le ravageur le plus important sur l’olive. De la famille des Tephritidées, les adultes émergent des pupes à partir du mois de Mars et Avril, des fruits restés dans les arbres ou tombés au sol de l’année précédente, dépendant des températures. Les adultes mesurent 4-5mm avec des bandes noires incomplète sur le thorax. Contrairement aux larves, les adultes ne se nourrissent pas d'olives, mais de substances riches en nutriments telles que le miellat et les déjections d'oiseaux. Une femelle peut pondre jusqu’à 400 œufs et sont déposés dans les fruits en développement, généralement un œuf par fruit mais plusieurs femelles peuvent pondre dans le même fruit. Puis la larve creuse des galeries et mange la pulpe pendant 2 semaines avant de se nymphoser dans le fruit ou se laisse tomber au sol avant d’émerger en adulte. Dépendant des régions et du climat, de 2 à 5 générations peuvent apparaître par an. La forme hivernale peut-être adulte ou pupale dans le sol ou fruit.

La dynamique des populations dans les zones de production est caractérisée par des fluctuations, qui varient selon les années, et les conditions météorologiques dominantes pendant les mois d'été, en particulier la température et l'humidité relative.

Les dégâts sont directs ou indirects, la peau de l'olive est piquée par l'ovipositeur des femelles et la larve se nourrissant de la chair provoquent le dessèchement et la chute des olives. Cela augmente aussi la sensibilité du fruit aux pathogènes bactériens et fongiques. Les olives infestées perdent complètement leur valeur marchande pour la consommation de table ou la production d'huile.

Méthodes de contrôle

Pour la Mouche à fruit suzukii (Drosophile Asiatique) :

Les adultes peuvent être en partie contrôler en utilisant des pièges appâtés avec des attractifs.

Tout récipient en plastique de 250 à 750 ml avec un couvercle hermétique peut être utilisé comme piège. Des trous de 0,5 à 1 mm de diamètre doivent être percés sur le côté pour permettre aux mouches d'entrer. La combinaison de vinaigre et de vin donne de bons résultats, n’oubliez pas d’ajouter une petite goutte de liquide vaisselle comme surfactant.

Trichopria drosophilae est un petit parasitoïde pupale (attaque les pupes) naturel des drosophiles Européennes mais qui s’est adapté à la suzukii depuis peu. Nous proposons des Trichopria à l’état adulte et pupale.

Il existe deux stratégies d’introduction :

  • La première est une stratégie à moyen terme, qui est de les positionner en début de Printemps dans les haies ou zones non cultivées contiguës aux arbres fruitiers attaqués avant les attaques pour établir une population antagoniste là où la drosophile passe l’hiver. Dose 2000 par hectare.
    Puis introduisez en Automne sur les dernières cultures (mûre, myrtille) pour parasiter les dernières générations de drosophiles et ainsi émerger tôt au Printemps. Dose 2000 par hectare.
  • La deuxième est d’introduire dès que la drosophile est détectée dans les fruits (le plus tôt possible) est de répéter des introductions tous les 15 jours à une dose de 5000 individus par hectare dans la culture concernées.

Pour la Mouche méditerranéenne des fruits (Ceratitis capitata) :

Type de piège à installer : Avec ce type de phéromone, il faut utiliser un piège chromatique jaune (couleur attractive pour les femelles) ainsi que les pièges de type CAPTA.

Nombre de piège à installer :

  • jusqu’à 20 arbres - 1 piège
  • 10 à 20 pièges par hectare, du côté sud des arbres et à une hauteur de 1,5 à 2 mètres.

Pour la Mouche de l’olive (Bactrocera oleae) :

Type de piège à installer : Avec ce type de phéromone, il faut utiliser un piège chromatique jaune (couleur attractive pour les femelles). Installer les en Juin près d’un arbre sensible (gros fruits ou arbres préalablement attaqué) orienté au Sud.

Nombre de piège à installer :

  • jusqu’à 20 oliviers - 1 piège par arbre
  • puis 50 par ha, orienté au Sud
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