Les scientifiques de l'Université Humboldt de Berlin ont étudié si et dans quelle mesure le virus est présent dans une exploitation agricole touchée et quel est le rôle de l'homme dans ce contexte. Les résultats de l’échantillonnage systématique dans une ferme allemande touchée par un foyer de ToBRFV en 2022 sont impressionnants.
Comme on pouvait s’en attendre toutes les surfaces des serres, supports de cultures, couloirs y accédant étaient contaminées. On peut aussi logiquement penser que les surfaces des hangars de conditionnement, balances et autres chariots élévateurs mais là où cela se corse se sont les lieux communs et privés, poignées de porte, interrupteurs, clés de voiture, vêtements privés, bouilloires, tasses de café étaient aussi contaminés et avec des formes toujours infectieuses. Ceci montre aussi que le COVID ne nous rien appris sur l’hygiène en général.
Dans une autre étude, on se rend compte que l’eau est aussi un facteur de diffusion et quand je parle de l’eau, cela comprend l’eau de drainage mais aussi les eaux usées. En 2017, une ferme en Slovénie a eu ses eaux d’irrigation, son réservoir de stockage et la rivière amenant l’eau contaminés avec ToBRFV bien avant que le virus ne soit détecté sur ses plantes.
Alors quoi faire ? Les recommandations sont bien sûr de « stériliser » tout, laver les débris puis stériliser de haut en bas.
De plus, les virus présents dans les plantes peuvent être absorbés par les fibres des vêtements, y rester et donc réinfecter une autre culture. Même après des semaines ou des mois. Alors comment inactiver les virus présents sur des vêtements sans les endommager ?
Le point d'inactivation thermique élevé des Tobamovirus (famille du ToBRFV) se situe autour de 90°C, pour obtenir l'inactivation thermique du ToBRFV il faudra laver à cette température.
Mais une température aussi élevée endommage les vêtements et n’est pas vraiment écologique !
Alors quelle est la morale s’il y en a une ? À vouloir toujours produire et pousser les choses, on se retrouve avec des problèmes coûteux à résoudre et pas vraiment écologiques.