Le scarabée japonais Popillia japonica

Dans la catégorie nouveau ravageur aux portes de nos « frontières » attendant comme pour le nuage de Tchernobyl de passer, je vous présente le scarabée japonais Popillia japonica.

Originaire d’Asie, il est arrivé en Italie en 2014 et maintenant bien implanté en Suisse (et du mauvais côté pour nous), ce coléoptère plutôt vorace a la particularité d’être peu demandeur sur son régime alimentaire, plus de 300 espèces au menu.

Les stades larvaires et les adultes font des dégâts, les larves mangeant les racines et les adultes eux défoliant feuilles et fruits. Mais leurs problèmes sont exponentiels car les adultes se déplaçant sur plusieurs kilomètres, ils aiment aussi se regrouper du faite des composés volatiles émises par une plante attaquée. Très voraces puisqu’ils sont actifs du milieu de la matinée jusqu’à tard le soir et si les températures la nuit sont supérieur à 15° C, ils continuent à boulotter durant la nuit.

Heureusement pour nous, ils ont quelques inconvénients comme un cycle par an et une durée de vie limité en temps qu’adulte de 40 jours. La femelle pond jusqu’à 60 œufs et les lieux de pontes sont très près des lieux d’alimentation. Dans les pays concernés ; les adultes commencent à émerger autour de la mi-Juin et leurs vols se terminent en Septembre.

L’adulte est plutôt joie avec sa couleur verte métallique brillante, mesure de 8 à 12mm et ressemble à nos hannetons (dont vous trouverez des informations sur notre site internet: les hannetons )

Mais il se distingue par la présence bien visible de cinq touffes de poils blancs de chaque côté de l’abdomen ainsi que de deux touffes supplémentaires sur le dernier segment abdominal.

Avec le réchauffement climatique bien enclenchés, leur pic et le début de leur oviposition (ponte) devrait être avancé d’un mois et la durée de ponte diminuée de moitié. Bref, cela va accélérer leur reproduction, hue cocotte !

Alors quoi faire ?  Déjà détecter l’insecte.

Il existe des pièges: Kit piège

Attention car le déploiement de pièges entraîne parfois des dommages importants comme pour la punaise diabolique via un effet d’agrégation. Le piège attirant mâle et femelle. Mais cet effet pourrait être mitiger en augmentant la capacité du piège, les pièges fonctionnent trop bien et « débordent ». À voir ?

Les filets avec des mailles inférieur à la taille des adultes mentionnés plus haut sont aussi très efficaces mais attention aux larves hivernantes sous les filets.

Dans une lutte environnementale ; éliminer les mauvaises herbes attractives comme le framboisier sauvage, mûrier, vigne vierge. Si vous avez observé des Popillias, tondre plus haut en effet ils aiment les sites engazonnés ensoleillés.

Le geranium zoné (Pelargonium x hortorum) lorsqu’il est consommé provoque une paralysie temporaire. Vous pouvez aussi l’attirer sur des endroits où vous pouvez le récolter à la main ou utiliser des choses plus radicales, pensez à du sarrasin, avoine, pied d’alouette si les limaces les laisserai tranquilles !

Contre les larves, l’utilisation de nématodes Heterorhabditis bacteriophora donne de bon résultat: nématodesHB mais là aussi les conditions doivent être respectées.

D’autres organismes telles que les bactéries Bacillus thuringiensis spp. japonensis ou galleriae sont aussi possibles mais pas en France pour le moment.

Même le Beauveria bassiana pourrait être une arme contre se glouton.

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