Auxiliaires et les conditions de leur utilisation

La lutte biologique n’est pas un remplacement à la lutte conventionnelle chimique. Un propos qui pourrait choquer mais qui est nécessaire.

Avant sa mise en place, elle demande des changements, pas seulement de l’attitude des utilisateurs mais des conditions dans lesquels les plantes peuvent être produite.

Un exemple parmi tant d’autre, Amblyseius swirskii, ce redoutable acarien prédateur généraliste, très populaire avec nos clients contre le Thrips ou les mouches blanches. Ces qualités :

- Supportent les hautes températures

- S’installent bien dans la culture

- Contrôlent les larves de Thrips et de mouches blanches

Sur le papier, tous cela peut faire penser que c’est l’outil idéal mais en regardant de plus près on voit que cela ne l’est pas. Son aire d’origine par exemple, c’est le delta du Nil, on voit qu’il fait chaud mais aussi humide. Et l’humidité et la disponibilité en eau au Printemps mais plus souvent en pleine été manque fréquemment et A. swirskii mais aussi les autres agents biologiques ont du mal à fonctionner.

Le thrips par exemple lui s’adapte aux circonstances, après tout le plus communément observé est le californien, un climat plus et sec.

Une étude publiée récemment sur l'impact de l'humidité (HR) et de la disponibilité en l'eau sur le cycle de vie d’Amblyseius swirskii a montré qu’elles ont des influences déterminantes sur son développement et sa survie.

Les chercheurs ont testé les effets combinés de différents niveaux d'HR (33%, 53%, 73% et 92%) et de la disponibilité en eau sur le développement et la reproduction d'A. Swirskii mâle et femelle se nourrissant de l'acarien des fruits séchés, Carpoglyphus lactis.

Bien que les œufs n'éclosent pas à une humidité relative de 33%, les taux de survie des stades immatures augmentent, à 53% d’humidité relative, uniquement en réponse à la disponibilité de l'eau. En ce qui concerne la croissance et le développement, une faible HR relative a prolongé la durée de croissance de l'œuf à l’adulte et la période de pré-ponte.

Ils ont également constaté que les effets négatifs d'une faible HR sur la fécondité étaient partiellement ou complètement éliminés lorsque l'eau était disponible. La disponibilité en eau a atténué l'effet négatif d'une faible HR sur la reproduction des femelles, et le développement des femelles est plus sensible à la disponibilité de l'eau que celui des mâles.

Enfin, une comparaison de recherches similaires sur A. swirskii suggère que la disponibilité de l'eau et l'humidité relative ont plus d'influence sur la source de nourriture ou la température.

Je me balade dans les cultures avec un hygromètre et trop souvent au niveau du haut des feuilles je trouve des relevés d’humidité autour des 50% et parfois moins que cela.

Avant de mettre en place une lutte biologique en remplacement de la lutte chimique qui ne fonctionne plus, regardez les conditions dans lesquels les plantes sont cultivées.

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