Rien ne me ferrait penser que des parasitoïdes puissent avoir les mêmes capacités que Médor ou Fifi.

Mais comme nos compagnons à 4 pattes, ils ont des capacités de recherche encore méconnu.

Une étude récemment publiée dans la prestigieuse revue « Proceedings of the Royal Society B » de la Royal Society, mené par l'Institut de Recherche Agraire de Valence, de l'Université Polytechnique de Valence et de l'Université de Wageningen vient de démontrer cette curieuse habilitée.

Tout le monde a entendu que les fourmis protègent les colonies d'hémiptères telle que les puceronscochenilles productrices de miellats. Dans cette relation mutualiste, les fourmis attaquent et tuent les parasitoïdes ou prédateurs pour défendre leurs « vaches à miellat ».

Mais ces travaux ont montré que le parasitoïde Anagyrus, sur des colonies de cochenilles farineuses, détectent et évitent de parasiter les colonies de cochenilles même lorsque les fourmis ne sont pas dans la colonie. En effet, elles « reniflent » les hydrocarbures cuticulaires que les fourmis déposent passivement lorsqu'elles recherchent des colonies d'hémiptères qui produisent du miellat, dont elles se nourrissent.

Les parasitoïdes sont capables de prévenir et d’éviter les attaques de fourmis en détectant leur présence, diminuant leur efficacité.

On savait que les fourmis protégeaient férocement leur troupeau mais que certains parasitoïdes les évitent même quand ils ne sont pas présent, ceci permet de répondre en partie à pourquoi dans des cas classiques de lutte biologique ou tout devrait fonctionner rien n’y fais.

Alors, en cas de pucerons, regardez si vous avez des fourmis.

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