Cochenilles farineuses

Lutte biologique contre les cochenilles farineuses | INSECTES UTILES

Nom commun : Cochenille farineuse

Noms scientifiques : Planococcus spp., Pseudococcus spp., Phenacoccus spp., Heliococcus ssp., etc…

Plantes affectées : Culture ornementales, fruitières et maraîchères

Symptômes : Réduction de la vigueur, miellat collant sur le feuillage favorisant la fumagine qui réduit la photosynthèse

Activité : Toute l’année si plante est protégé

Cycle : 2 à 4 générations par an

Contrôle : Mars à Octobre avec des prédateurs de type Cryptolaemus montrouzieri et Nephus includens et avec un parasitoïde Anagyrus pseudococci (A. vladimiri)

Dose : 2 à 10 par m2 pour Cryptolaemus et Nephus, 0,5/m2 pour Anagyrus

Appartenant à l'ordre des Hémiptères, de la famille des Pseudococcidés, ces petit insectes piqueurs-suceurs ont une apparence blanchâtre, grisâtre ayant un aspect cotonneux d’où leur nom.

Ils constituent la deuxième famille la plus importante en nombre d'espèces connues avec plus de 2000 espèces appartenant à 286 genres.

Les cochenilles se nourrissent de la sève, réduisant la vigueur des plantes et excrétant du miellat collant sur lequel la fumagine se développe. Ils sont des vecteurs de virus comme l’enroulement de la vigne.

Si une colonie de cochenilles se développe le long d‘un pédoncule d’un fruit, le fruit peut alors tomber. Les dégâts sont les plus graves au printemps et en été et favorisées par le temps chaud. Ils profitent des zones sans hivers froids ou sur les plantes d'intérieur. De nombreuses espèces ont profité du commerce de plante pour s’installer dans de nombreuses régions de France

Voici quelques espèces les plus répandues :

  • Cochenille farineuse du Citronnier (Planococcus citri)
  • Cochenille farineuse à longue queue (Pseudococcus longispinus)
  • Cochenille de Comstock (Pseudococcus comstocki)
  • Cochenille farineuse (Pseudococcus viburni)
  • Cochenille farineuse de la Vigne (Planococcus ficus)
  • Cochenille du Frêne (Pseudochermes fraxini)
  • Cochenille farineuse du platane et du pommier (Phenacoccus aceris)
  • Cochenille Verte (Phenacoccus madeirensis)
  • Cochenille Bohémienne (Heliococcus bohemicus)
  • Etc…
En savoir plus sur les Cochenilles farineuses

Seules les cochenilles femelles attaquent les plantes, les mâles sont minuscules, délicats, et ailés avec deux longs filaments sur la partie postérieure, ne se nourrissent pas et vivent quelques jours tout au plus. Ils sont rarement observés. La plupart des espèces se nourrissent des parties aériennes mais certaines peuvent attaquer les racines comme Rhizoecus hibisci mais pas encore installés en France.

La reproduction de la plupart des Pseudococcidés est sexuée, bien que chez certaines espèces comme P. solani, elle puisse être parthénogénétique en l'absence de mâles.

Pour les femelles adultes et les nymphes plus âgées, le motif cireux recouvrant leur corps, l'épaisseur et la longueur des filaments marginaux peuvent être utilisés pour faire la distinction entre les espèces.

Les cochenilles peuvent avoir de 2 à 4 générations par an qui se chevauchent, et tous les stades peuvent survenir tout au long de l'année.

Les cycles de vie varient selon les espèces. Les femelles adultes de la plupart des cochenilles pondent de 100 à 200 œufs ou plus dans des sacs allongés cotonneux sur une période de 10 à 20 jours.

Ces sacs peuvent être attachés aux couronnes, aux feuilles, à l'écorce, aux fruits ou aux brindilles. Une exception est P. longispinus, qui produit des œufs qui restent chez la femelle jusqu'à ce qu'ils éclosent.

Après l'éclosion des œufs, les femelles passent par trois stades nymphaux avant d'atteindre le stade adulte, tous d'apparence similaire.

Pour la plupart des espèces, les premiers stades mobiles sont jaune clair à orange et exemptes de cire. Dès qu’ils ont trouvés une source de nourriture, ils excrètent rapidement cette cire pour se protéger.

La dynamique des populations varie principalement en fonction des espèces et des conditions environnementales. Les facteurs les plus influents sont la température, l'humidité relative et la photopériode. Pour cette raison, les densités de population les plus élevées sous nos latitudes ont tendance à se produire en fin de printemps et en été, tandis que des températures estivales élevées combinées à des vents secs peuvent entraîner une mortalité importante aux stades juvéniles.

La présence de fourmis favorise le développement des cochenilles farineuses qui les protègent des prédateurs mais aussi facilitent leur dissémination.

Méthodes de contrôle

Les ennemis naturels fournissent un contrôle biologique partiel à complet de toutes les espèces de cochenille farineuse dans la plupart des endroits lorsqu'ils ne sont pas dérangés par les fourmis, la poussière, les traitements insecticides ou les intempéries.

Pour la plupart des espèces, Cryptolaemus et Nephus sont des prédateurs efficaces et suffisants. Ce sont des coccinelles spécialistes des cochenilles farineuses.

Le stade larvaire et adulte sont tous les deux prédateurs, mais le stade larvaire à une capacité de prédation très élevée et capable de nettoyer un foyer rapidement. Leurs larves imitent les cochenilles les rendant moins attaquer par les cochenilles.

Les prédateurs généralistes telles que Chrysoperla peuvent aussi s’intéresser à la cochenille mais les deux coccinelles sont les plus efficaces (introduire minimum 30/m2).

Pour certaines espèces, Anagyrus est capable de parasiter les adultes mais préfère le deuxième et troisième stade. L’adulte a besoin de fleur car il se nourrit de miellat et de nectar.

Dose :

  • 2 à 10 par m² pour Cryptolaemus et Nephus
  • 0,5 / m² pour Anagyrus


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